CANUT : un dispositif pour mieux nourrir les enfants à l’école à Cayenne
À Cayenne, le dispositif CANUT permet à 240 élèves de 20 établissements scolaires de bénéficier d’un repas équilibré pendant la pause méridienne. Destiné aux familles répondant à certains critères sociaux, le repas est proposé pour seulement un euro.
Par Florian Royer · 29/09/2026

Créé à partir des mots « cantine » et « nutrition », le dispositif répond à une situation rencontrée par certains élèves qui ne rentrent pas chez eux le midi et n’ont pas accès à une restauration scolaire. Le projet est financé à hauteur de 300 000 euros par l’État, dans le cadre du Pacte des solidarités.
« Ça correspond à un besoin. Maintenant, ce que je vois aussi, c’est que ça ne couvre pas l’ensemble des besoins », souligne Anne Rubinstein, déléguée interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté.

Des effets sur la santé et les conditions d’apprentissage
Pour les structures qui encadrent les enfants durant la pause méridienne, l’enjeu dépasse la seule alimentation. Le dispositif permet aussi aux élèves de bénéficier d’un véritable temps de pause avant de reprendre les cours.
« Certains enfants ne mangeaient pas le temps du midi et restaient aux abords de l’école. Soit manger un pain à saucisse ou quelque chose qu’ils achètent au magasin à côté, mais qui ne constitue pas un vrai repas », explique Florian Johana, directeur du centre social de la Ligue de roller.

Ce dispositif permet donc d’apporter une réponse nutritionnelle, mais aussi d’offrir aux enfants de meilleures conditions pendant la pause méridienne. Kévin Coupra, directeur de la cohésion sociale à la mairie de Cayenne, souligne lui aussi l’intérêt de cette prise en charge sur le temps du midi.
« L’idée, c’est déjà d’apporter le côté nutrition à des enfants qui ne pouvaient pas en bénéficier, et aussi surtout de permettre aux enfants de pouvoir faire une vraie pause sur le temps du midi. »
Un dispositif encore limité
Le nombre de bénéficiaires reste toutefois limité : 12 enfants par établissement, notamment en raison des capacités d’encadrement disponibles. Pour Anne Rubinstein, l’objectif est désormais de réfléchir à une extension de la restauration scolaire.
« J’espère que dans quelques années, tous les élèves pourront bénéficier de la restauration scolaire. »
La question reste donc celle du déploiement du dispositif à davantage d'établissements scolaires.





