Environnement

Climat : la jeunesse guyanaise prépare son plaidoyer pour la COP31

Pendant deux jours, vendredi 28 et samedi 29 août, des jeunes Guyanais de 16 à 30 ans se sont réunis à l’Université de Guyane pour la deuxième édition de la LCOY Guyane, la Local Conference of Youth. Santé, biodiversité, transition écologique ou encore justice climatique : ils ont travaillé sur les enjeux qui concernent directement leur avenir, avec l’objectif de porter leurs propositions jusqu’à la COP31.

Par Etienne Cornec · 31/08/2026

© Radio Télé Péyi
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Après une première édition l’an dernier, qui avait permis à une soixantaine de jeunes d’élaborer un plaidoyer présenté à la COP30 de Belém, au Brésil, cette nouvelle édition marque une étape supplémentaire. Plusieurs jeunes ayant participé à cette première démarche ont cette fois organisé l’événement de A à Z avec la section jeune de la SEPANGUY.

Pour Raphaëlle Rinaldo, directrice de l’association, cette autonomie est essentielle :

« Les jeunes sont actifs tout le temps. Aller à la COP30 pour porter le plaidoyer de la jeunesse guyanaise n'était pas une fin en soi, mais vraiment le début d'un travail. »

Elle souligne également que cette édition est « la leur », puisqu’ils ont eux-mêmes choisi les thèmes, les tables rondes et le déroulement des deux journées.

Des enjeux qui touchent directement le quotidien

Pour ces jeunes, les conséquences du changement climatique ne sont pas abstraites. À seulement 16 ans, Solal, lycéen, estime qu’il faut agir sans attendre : « Il faut agir maintenant pour limiter ce réchauffement climatique. »

Même constat pour Yeelen, 19 ans, étudiante en BTS Protection de la nature au lycée de Matiti. Issue de la communauté bushinengue et vivant au contact de la nature, elle s’inquiète notamment des conséquences sur l’agriculture :

« On a eu plusieurs vagues de sécheresse et plusieurs vagues d'inondation depuis quelques années. [...] Ça nous inquiète parce que ça impacte les abattis. »

Morgane, 27 ans, participe pour la deuxième fois à la LCOY. Travaillant dans le secteur du BTP, notamment dans la gestion des déchets de construction, elle souhaite contribuer à trouver des solutions face à l’enfouissement.

« Il faut anticiper la production de déchets et trouver très rapidement des moyens pour éviter que l'enfouissement soit le seul exutoire. »

La question est d’autant plus urgente avec la saturation annoncée de l’ISDND des Maringouins à l’horizon fin 2027.

Un plaidoyer pour porter la voix des jeunes

Plus d’une vingtaine de jeunes ont participé aux échanges et rencontré des experts afin de confronter leurs expériences aux données scientifiques. Leur objectif : rédiger un plaidoyer solide et audible auprès des décideurs. Alix de Thoisy, référent biodiversité et santé pour la LCOY Guyane, explique :

« Il faut que ce soit des témoignages qui partent d'une réalité vécue, [...] outillés par des experts. C'est la synergie de ces deux expertises qui fait un plaidoyer qui est entendable et percutant. »

Le document sera ensuite retravaillé et relu durant tout le mois de septembre avec des spécialistes du plaidoyer. « Les recommandations seront travaillées pendant tout le mois de septembre [...] pour qu'on puisse formater ce plaidoyer selon les exigences internationales. », conlut, Raphaëlle Rinaldo

Le plaidoyer doit être finalisé fin septembre, avant d’être porté à la COP31 sur le climat, à Antalya en Turquie, en novembre 2026.


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