Jean-Paul Fereira candidat à la présidence de la CTG
C'est désormais officiel. Dans “L’Invité du 7H” de Radio Télé Péyi, Jean-Paul Fereira a annoncé sa candidature à la présidence de la Collectivité territoriale de Guyane, pour succéder à Gabriel Serville. Président par intérim depuis le décès de ce dernier, le premier vice-président assure avoir le soutien de la majorité. Il veut donner « un nouveau souffle » à une coalition de 2021 qu'il reconnaît « essoufflée », avant l'élection du 26 octobre.
Par La rédaction PÉYI · 14/10/2026

“Êtes-vous candidat ?” : “Clairement oui”
À la question afin de savoir s'il est candidat, Jean-Paul Fereira répond sans détour : « Clairement oui. » Une décision prise, selon lui, après consultation du groupe majoritaire : « Majoritairement, après les discussions, mes collègues me demandent d'être candidat, et c'est ce que je ferai ces jours prochains. » L'élu insiste sur le caractère collectif de ce choix :
« Au regard de la situation de mon groupe dans la coalition, je n'étais pas dans la perspective d'imposer une quelconque candidature. Cela ne pouvait venir que de l'ensemble de la majorité, et c'est ce qui s'est passé il y a quelques jours. »
Premier vice-président depuis 2021 chargé du Développement durable et de la Transition énergétique, il a assuré l'intérim à deux reprises pendant les absences de Gabriel Serville en soin dans l’Hexagone, une expérience qui lui a permis, dit-il, de « toucher du doigt la gestion transversale de l'ensemble des compétences de la collectivité ». Discret ces derniers mois, il assure briguer ce poste par conviction : « Si je n'avais pas envie d'y aller, je n'y serais pas allé. Ça, c'est indéniable. »
Un « nouveau souffle » pour la majorité
Son objectif : un second souffle passe d'abord par la méthode. Jean-Paul Fereira veut revoir le travail :
« Apporter un nouveau souffle à cette majorité qui s'est quelque peu essoufflée et qui doit retrouver une dynamique nécessaire pour répondre aux besoins de la Guyane et de ses habitants. Permettre un bon cadre de travail entre l'exécutif et l'ensemble des élus, aussi bien de la majorité que de l'opposition. C'est un positionnement très clair de ma part ».
Il entend aussi améliorer la relation avec l'administration, pour plus de souplesse et de réactivité. Le candidat n'élude pas les difficultés des derniers mois :
« Les deux dernières années ont fait qu'avec la maladie du président, sa présence était moins importante auprès de l'administration. Il va falloir corriger le tir à ce niveau-là. »

Douze mois utiles avant 2028
Le temps est compté. Le futur président terminera le mandat en cours, qui s'achève avec les élections territoriales de 2028. « On parle de 17 ou 18 mois, mais dans les faits c'est 12 mois, puisqu'on a la période de réserve juste avant les élections », rappelle Jean-Paul Fereira. « Ça nous fait une très courte période d'action possible du point de vue politique au niveau de la CTG. »
Une fenêtre étroite pour faire avancer les grands dossiers de la collectivité, de l'évolution statutaire à la rénovation des lycées, le développement économique ou encore la vie chère.
Rendez-vous le 26 octobre
L'élection du nouveau président aura lieu lors de l'assemblée plénière du lundi 26 octobre, à 9 heures. Les 55 conseillers territoriaux voteront à bulletin secret, en trois tours au maximum : la majorité absolue est requise aux deux premiers, la majorité relative suffit au troisième. Les élus renouvelleront aussi la commission permanente et les délégations de pouvoir, ce qui pourrait rebattre l'ordre protocolaire des vice-présidents.
Sur le papier, la majorité dispose de 35 sièges contre 20 pour l'opposition. Côté opposition, aucun candidat ne s'est encore déclaré. Son chef de file, Rodolphe Alexandre, désormais sénateur, ne sera pas candidat.
Au-delà de la fin de mandat, l'enjeu est aussi stratégique : celui ou celle qui sera élu le 26 octobre pourrait bien être en position de force pour les territoriales de 2028.





