Économie

Vie chère : les Outre-mer devraient aussi profiter d’une baisse des prix des carburants en novembre

Les prix des carburants devraient baisser dans les territoires ultramarins dès le mois prochain. C'est ce qu'assure avoir obtenu l'Association des chambres de commerce et d'industrie d'Outre-mer (ACCIOM). Elle avait interpellé le gouvernement après l'annonce de la mobilisation des stocks stratégiques de pétrole pour faire baisser les prix dans l'Hexagone à partir du 1er novembre, craignant que les Ultramarins n'en profitent pas. L'exécutif doit en préciser les modalités dans les prochains jours.

Par La rédaction PÉYI · 22/10/2026

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Le risque d'exclusion tenait à une particularité des Outre-mer, explique Patrick Vial-Collet, président de l'ACCIOM : 

« Il faut bien comprendre qu'on n'a pas de stocks stratégiques comme dans l'Hexagone, et que nous avons des prix administrés par le préfet. Ça pose un problème pour être intégrés dans ce dispositif »

L'alerte a été donnée quand La Réunion s'est retrouvée écartée de la mesure. « Quand on a su que La Réunion était exclue, on a tout de suite compris que ça allait être le cas de l'ensemble des Ultramarins », raconte-t-il. Sans intervention, la mesure n'aurait eu aucun effet : « Le prix que vous payez aujourd'hui, c'est le prix que vous auriez payé le 2 novembre. »

12 à 18 centimes de moins à la pompe ? 

Selon Patrick Vial-Collet, le gouvernement a donné des assurances : les Outre-mer bénéficieront d'une baisse comparable à celle de l'Hexagone. 

« Nous aurons une baisse à la pompe le 1er novembre, dans les proportions de ce qui existe en métropole. Les Ultramarins verront le prix de l'essence baisser entre 12 et 18 centimes », détaille-t-il.

Les prix étant administrés, c'est le préfet qui devra fixer les modalités de cette baisse sur chaque territoire. Le coût de la mesure pour les Outre-mer est estimé à quelques dizaines de millions d'euros, une somme hors de portée des régions ou des collectivités, souligne le président de l'ACCIOM, qui se dit « extrêmement satisfait ».

Un soulagement en pleine crise de la vie chère

La mesure intervient dans un contexte tendu, alors que les barrages se multiplient aux Antilles et à La Réunion. « Vous voyez bien les difficultés qu'on a avec la vie chère, les problèmes d'eau. On a des barrages, l'économie est au ralenti. Certaines de ces revendications portent sur le coût du carburant, mais pas que », rappelle Patrick Vial-Collet. Pour les ménages comme pour les entreprises, l'enjeu est réel : 

 « Chaque Ultramarin, chaque Guyanais subit cette augmentation de tarifs, et on a du mal à boucler les fins de mois. Tout ce qui est dépensé dans les carburants n'est pas dépensé dans les entreprises guyanaises et ultramarines », souligne-t-il.

Le président de l'ACCIOM remercie les parlementaires ultramarins et le gouvernement. Selon lui, il aurait été « profondément injuste » que les habitants des Outre-mer soient exclus de ce dispositif au seul motif qu'ils ne disposent pas de stocks stratégiques. « Notre taux de pauvreté nécessite que nous puissions être soutenus, comme chacun des Français. »

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