45 homicides : le préfet annonce un renforcement des contrôles

La Guyane compte désormais 45 homicides depuis le début de l’année 2026, soit deux de plus que sur l’ensemble de 2025. Face à la circulation des armes à feu, le préfet Antoine Poussier annonce une intensification des contrôles sur les routes, les fleuves, aux abords des établissements scolaires et dans les lieux festifs.

Par Etienne Cornec · 29/09/2026

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Le chiffre a été annoncé par la préfecture : 45 homicides ont été enregistrés en Guyane depuis le 1er janvier. Le département dépasse ainsi le bilan de toute l’année 2025, qui s’était établi à 43 homicides. Fin septembre, le décompte est  monté à 45 après le décès de l’artiste Badbay Mono puis le décès d’une femme à Kourou.

Pour le préfet Antoine Poussier, le phénomène reste toutefois difficile à analyser à ce stade. Il souligne que le nombre d’homicides est en hausse par rapport à 2025, mais demeure « à peu près stable » par rapport à 2024.

« De nombreux homicides, pour l'instant, sous réserve des conclusions de l'enquête judiciaire, sont en lien plutôt avec la criminalité organisée et relèvent de la catégorie de règlement de compte. »

370 armes saisies depuis janvier

La circulation des armes à feu reste au cœur des préoccupations des autorités. 370 armes ont été saisies depuis le début de l’année, contre environ 300 en 2025. Malgré ces saisies, les armes continuent de circuler sur le territoire. Le préfet annonce donc davantage de contrôles et une concentration des moyens des forces de sécurité sur la voie publique :

« Plus de contrôles, plus de gendarmes et plus de policiers pour contrôler, parfois avec l'aide de chiens, la circulation des armes. »

Les établissements de nuit dans le viseur

Les autorités souhaitent également renforcer la surveillance des établissements festifs et des débits de boissons dans lesquels des armes seraient retrouvées. Antoine Poussier annonce une politique de fermeture administrative en cas de difficultés : 

« J'ai demandé à la police et à la gendarmerie de renforcer les contrôles, en particulier afin de rechercher les armes, qu'elles soient les armes à feu ou les armes blanches. »

Le préfet cite notamment les récentes mesures prises contre l’établissement Le Diamant, fermé administrativement pendant trois mois, et l’association Soyana, interdite durant la même période d’organiser des événements en Guyane.

Au-delà du bilan chiffré, le préfet estime que l’enjeu est désormais de faire reculer durablement les violences. « Un homicide, c'est toujours un homicide de trop. C'est un fait de violence, on ne peut pas définir un niveau satisfaisant d'homicide. »

Les forces de l’ordre vont donc intensifier leurs contrôles sur les axes routiers, les frontières fluviales et aux abords des établissements scolaires, avec l’objectif annoncé de limiter la circulation des armes et les violences qui en découlent.


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