Sécurité

Vidéoprotection : Cayenne étend et modernise son parc de caméras

Cayenne compte aujourd'hui 92 caméras de vidéoprotection, sur la voie publique et dans les bâtiments communaux. Mais les premières, installées en 2013, commencent à vieillir. La ville a engagé un programme de 2,3 millions d'euros, financé avec l'État, pour remplacer les appareils obsolètes et porter le parc à 150 caméras. Objectif : étendre la surveillance à des quartiers qui en sont encore dépourvus.

Par La rédaction PÉYI · 03/11/2026

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De 92 à 150 caméras

Le programme se déroulera par étapes. « Aujourd'hui, on a 92 caméras fonctionnelles. L'objectif, c'est de monter à 150 », explique Patrick Johannès, directeur général adjoint chargé de la sécurité, de la tranquillité et des services de proximité à la ville de Cayenne. Une première phase prévoit l'installation de 25 nouvelles caméras, avant d'autres phases qui viendront compléter le dispositif. En parallèle, 26 caméras existantes, devenues obsolètes, seront modernisées.

Selon la ville, la vidéoprotection a fait ses preuves. « Partout où les caméras ont été implantées, nous avons pu éviter une délinquance qui était présente. Sur les zones identifiées à l'époque, nous avons aujourd'hui un retour positif », assure Patrick Johannès. Au point que les habitants en réclament désormais un peu partout. « On ne pourra pas mettre des caméras tous les mètres, donc nous avons mis en place une stratégie de maillage. » Le centre-ville a été équipé en 2013, la périphérie entre 2015 et 2017 environ. Le maillage arrive aujourd'hui aux entrées de ville.

Des quartiers enfin équipés

Certains secteurs jusqu'ici dépourvus de caméras en seront désormais dotés, notamment le quartier de Mont-Lucas et la zone de l'Hibiscus. « Ce qui est sûr, c'est qu'on essaie de finaliser ce maillage », souligne Patrick Johannès :

 « La délinquance vient où il y a de l'activité. La prédation a tendance à aller sur les points faibles, où se trouvent des commerçants un peu éloignés du centre. L'objectif, c'est vraiment d'harmoniser, d'avoir une stratégie globale pour répondre, autant que faire se peut, aux problèmes d'insécurité. »

Des images conservées 15 jours

Les images sont stockées pendant une durée encadrée par la loi, qui autorise de 15 à 30 jours. « Le choix de 15 jours, c'est pour permettre une réactivité au service », explique Patrick Johannès. « Ça n'empêche pas que s'il y a un fait dans les 15 jours, on peut sauvegarder les images. » Elles peuvent alors être conservées plus longtemps, notamment lorsqu'elles sont saisies par la justice.

Les polices nationale et municipale ont accès aux images en direct. « Les deux centres de supervision urbaine sont en lien direct, ils regardent les mêmes images, ils ont accès aux mêmes caméras », précise-t-il. Les enquêteurs de la police nationale et de la gendarmerie peuvent aussi y accéder par réquisition, via le procureur. « C'est quelque chose qui se fait de façon instantanée, il n'y a pas de difficulté. »

Le programme d'extension et de remplacement du parc coûtera 2,3 millions d'euros, partagés entre la ville de Cayenne et l'État.

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