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Ariane 6 réussit sa première mise en orbite géostationnaire

Nouveau succès pour Ariane 6. Le lanceur européen a décollé jeudi 27 août à 17h11 du Centre spatial guyanais, à Kourou, avec à son bord le satellite météorologique MTG-I2. Une première pour Ariane 6, qui démontre ainsi sa capacité à placer un satellite sur une orbite géostationnaire, à environ 36 000 kilomètres de la Terre.

Par Florian Royer · 28/08/2026

© Cnes - ESA - Arianespace - CSG
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Avec cette mission, Ariane 6 franchit une nouvelle étape. Le satellite MTG-I2 doit rejoindre l’orbite géostationnaire, qui lui permettra de rester en permanence au-dessus de la même zone de la Terre. Pour David Cavaillolès, président exécutif d’Arianespace, ce succès illustre la polyvalence du nouveau lanceur européen.

« On complète la gamme des missions réalisées par Ariane 6 avec cette grande première, cette mission géostationnaire. C’était l’une des raisons d’être d’Ariane 6 : avoir une polyvalence exceptionnelle qui permette de s’adapter à n’importe quelle mission. »

Ariane 6 a déjà réalisé différentes missions, notamment le lancement de satellites militaires, de satellites Galileo et de satellites de télécommunications.

MTG-I2 pour mieux anticiper les phénomènes météo

Le satellite MTG-I2 aura pour mission d’améliorer la surveillance météorologique de l’Europe. Il fournira des images plus précises et beaucoup plus rapidement, notamment grâce à ses observations dans le visible et l’infrarouge.

Pieter Van Der Braembussche, responsable des systèmes et instruments à l’Agence spatiale européenne, explique que le satellite permettra de suivre beaucoup plus finement l’évolution des nuages.

« Avec I-2, on va prendre des images de l’Europe toutes les 2,5 minutes. Donc, on peut voir l’évolution des nuages beaucoup plus facilement. »

Ces données doivent notamment permettre de mieux anticiper les phénomènes météorologiques extrêmes, mais aussi d’améliorer les prévisions et les alertes.

Cnes - ESA - Arianespace - CSG

MTG-I2 ne fonctionnera pas seul. Il fait partie d’un dispositif comprenant notamment un autre satellite météorologique et un sondeur géostationnaire. Ce dernier constitue une innovation majeure pour l’Europe. Il observe l’atmosphère dans l’infrarouge et permet de recueillir des milliers d’informations afin de reconstituer son état en trois dimensions. « Les experts vont construire une image de l’atmosphère, donc de l’humidité et de la température de l’atmosphère en 3D. »

Cette technologie doit permettre de détecter certains phénomènes avant même l’apparition des nuages.

« Ça peut aider à voir les tempêtes arriver avant qu’on ait les nuages. On peut avoir un ciel très bleu et deux heures plus tard avoir une tempête avec beaucoup de pluie, des éclairs, tout ça. »

Avec cette mission, Ariane 6 confirme donc sa capacité à répondre à des missions de plus en plus variées, tandis que MTG-I2 doit contribuer à améliorer la prévision et l’anticipation des phénomènes météorologiques en Europe.

VIDEO : Le vol VA240 d'Ariane 6

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