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Une gendarme guyanaise dénonce des faits de racisme au sein de la Garde républicaine

Originaire de Guyane, une gendarme de 35 ans affirme avoir été victime de propos racistes, de menaces et de dégradations alors qu’elle servait au sein de la Garde républicaine à Paris. Dans un témoignage recueilli par Le Parisien, elle dénonce également l’absence d’enquête de sa hiérarchie après plusieurs signalements.

  • Par: adminradio
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Entrée à la Garde républicaine en 2018, Émilie, prénom modifié, était notamment affectée à la sécurisation du Sénat, de l’Assemblée nationale et de Matignon. Selon son témoignage, les difficultés auraient commencé dès son arrivée, avec des conditions de logement difficiles et des remarques répétées de la part d’un supérieur.

La situation se serait aggravée en 2020. Après le décès du père de son fils, elle découvre que son casier à Matignon a été vandalisé. Quelques mois plus tard, elle reçoit des appels nocturnes et des SMS anonymes contenant des menaces et des insultes racistes.

« On n’aime pas trop les nègres dans ce type de métiers », aurait notamment indiqué l’un des messages.

Une plainte et des questions sur l’enquête

Mi-décembre 2020, la gendarme affirme avoir retrouvé son logement de caserne sens dessus dessous, avec des documents d’identité disparus. Sa voiture aurait également été vandalisée.

Elle dépose plainte et alerte sa hiérarchie, espérant notamment l’exploitation de la vidéosurveillance, des données téléphoniques et l’audition de témoins.

« Mais absolument rien n’a été fait », déplore-t-elle auprès du Parisien.

Émilie affirme avoir finalement quitté la Garde républicaine pour rejoindre une autre affectation en banlieue parisienne. Elle raconte avoir traversé une période de grande détresse avant de retrouver un environnement professionnel plus serein.

Plusieurs témoignages similaires

La gendarme rapporte également les témoignages d’autres anciens membres de la Garde républicaine issus de la diversité. Certains évoquent des propos racistes ou des comportements discriminatoires au sein de l’unité.

« Ça partage les tracts du RN, ils disent tout le temps que si tu n’es pas content, tu rentres chez toi », indiquent d'autres collègues.

Contacté par Le Parisien concernant la plainte d’Émilie, le parquet n’a pas répondu. La Garde républicaine indique, de son côté, ne pas disposer d’éléments suffisants sur cette affaire pour pouvoir la commenter.