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Projet Wara : l’Université de Guyane lance un projet de valorisation de l’awara

L’Université de Guyane a lancé un projet de recherche et de valorisation autour de l’awara, fruit emblématique du territoire. Mené avec l’unité de recherche Covapam, les entreprises Yana Farm, Yana Wassai et la Confrérie du Bouillon d’Awara, ce programme vise à mieux connaître et exploiter le potentiel alimentaire, cosmétique et scientifique de ce palmier amazonien.

  • Par: adminradio
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L’awara, issu du palmier Astrocaryum vulgare, est largement présent dans les Guyanes et en Amazonie orientale. En Guyane, il est surtout connu pour la préparation du Bouillon d’awara, plat traditionnel très apprécié notamment pendant Pâques.

Sa pulpe orange est particulièrement riche en lipides et en caroténoïdes, tandis que son amande permet de produire des huiles et des beurres. Le fruit est également utilisé en cosmétique et les fibres du palmier servent dans certaines pratiques artisanales.

« L’awara est donc une ressource à fort potentiel alimentaire et cosmétique », indiquent les chercheurs engagés dans le projet.

Un fort potentiel scientifique encore peu exploité

« Il existe un fort intérêt scientifique et industriel autour de l’awara, mais ce potentiel reste encore peu exploité en Guyane », soulignent les porteurs du projet. Malgré son importance culturelle et économique, l’awara reste encore peu étudié localement.

Pourtant, la recherche internationale montre un intérêt croissant pour ce fruit. Plusieurs dizaines d’articles scientifiques ont déjà été publiés sur ses propriétés, notamment sur sa composition lipidique, ses caroténoïdes et ses activités biologiques, comme les effets antioxydants ou anti-inflammatoires.

Trois projets pour mieux comprendre et valoriser l’awara

Le programme de recherche repose sur trois axes scientifiques complémentaires. Le projet Divawara vise à étudier la diversité des fruits d’awara présents en Guyane. Les chercheurs analyseront les différents morphotypes (taille, forme ou rendement) afin de comprendre leur variabilité génétique et mieux les conserver.

Le projet Cuiwag s’intéresse aux pratiques culinaires traditionnelles. L’objectif est d’analyser l’impact des modes de cuisson ou de transformation sur la qualité nutritionnelle et gustative de la pâte d’awara.

« Les procédures culinaires peuvent influencer fortement la composition chimique et les qualités organoleptiques de la pâte d’awara », expliquent les chercheurs.

Enfin, le projet Corea étudiera les propriétés biologiques et nutraceutiques du fruit, notamment ses composés bioactifs, afin d’ouvrir des perspectives pour de nouveaux produits alimentaires ou cosmétiques.

Un appel à participation des habitants

Pour enrichir ces recherches, l’Université de Guyane lance un appel à participation auprès de la population. Les habitants possédant des palmiers d’awara ou ceux qui préparent le bouillon d’awara chez eux sont invités à contribuer au projet. « Cette démarche se veut participative, reliant la diversité biologique, les savoirs culinaires et les propriétés nutritionnelles du fruit. »