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Suriname : un an après son arrivée au pouvoir, Jennifer Simons évoque un gouvernement en pleine transition

Un an après son investiture, la présidente du Suriname, Jennifer Geerlings Simons, estime que son gouvernement est entré dans une phase de transition. Lors d'une conférence de presse dressant le bilan de sa première année à la tête du pays.

  • Par: adminradio
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Un an après son arrivée à la tête de notre pays voisin, la première femme présidente du Suriname, a mis en avant les avancées économiques réalisées tout en reconnaissant que plusieurs réformes majeures restent à concrétiser, notamment en matière de communication, de décentralisation et de protection de l'environnement.

La cheffe de l'État estime que les premières réformes engagées portent leurs fruits, même si plusieurs engagements de campagne nécessitent encore du temps : 

« Certains objectifs que nous nous étions fixés ont déjà été atteints, tandis que d'autres sont encore en cours. Le gouvernement est désormais dans une période de transition »

Elle reconnaît notamment que l'amélioration du dialogue avec la population n'a pas encore produit les résultats espérés. La réforme de la décentralisation, quant à elle, devrait être finalisée au cours de l'année prochaine.

© Jennifer Simons lors de célébration de Noel à Albina ville frontalière entre le Suriname et la Guyane 

Protection des terres et de l'environnement

La présidente a également annoncé la préparation d'un décret destiné à mieux protéger les territoires des communautés autochtones et tribales.

« Nous sommes prêts à protéger les zones résidentielles et d'habitation des communautés autochtones et tribales. Cette protection s'étendra également aux forêts protégées et aux sources des cours d'eau afin de les préserver de l'exploitation aurifère »

Jenny Simons a toutefois reconnu l'existence d'importantes lacunes dans les dispositifs actuels de protection de l'environnement, tout en assurant que des mesures correctives sont déjà engagées.

Une situation économique jugée plus favorable

Sur le plan économique, la présidente estime que la politique de rigueur engagée depuis un an commence à produire des résultats.

« Au moment de notre prise de fonction, le solde primaire était négatif. Il est désormais positif », a-t-elle indiqué, soulignant que cette amélioration renforce la capacité du Suriname à honorer ses engagements financiers.

Le gouvernement met également en avant la restructuration de la dette publique, une légère revalorisation du salaire minimum et des mesures de compensation face à l'inflation.

Pétrole, gaz et réforme de l'État

La modernisation de la législation figure également parmi les priorités de l'exécutif. La présidente espère l'adoption prochaine de plusieurs textes, dont la création d'un Conseil du Service des poursuites publiques, présidé par le Procureur général.

Enfin, le gouvernement poursuit la révision du Fonds d'épargne et de stabilisation, créé en 2017, afin d'intégrer les futures recettes issues de l'exploitation pétrolière et gazière. Ce fonds comprendra désormais un volet consacré aux investissements ainsi qu'un volet social destiné au financement de la santé et de la construction de logements.