Santé

Chikungunya : un cas importé de Guyane détecté en Guadeloupe

Un cas de chikungunya importé de Guyane a été identifié en Guadeloupe au début du mois de septembre. Face au risque de transmission locale, l’Agence régionale de santé de Guadeloupe a mis en place des opérations ciblées de démoustication et appelle la population à la vigilance. En Guyane, près de 2 000 cas ont été confirmés depuis le début de l’année.

Par Radio Télé Péyi et RCI Guadeloupe · 25/09/2026

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La personne concernée réside habituellement en Guyane et se trouvait en Guadeloupe lorsque les premiers symptômes sont apparus. Elle a depuis regagné la Guyane et son état de santé est jugé rassurant.

Durant son séjour, elle a fréquenté plusieurs communes de l’archipel. Pour limiter le risque d’apparition de cas secondaires, l’ARS de Guadeloupe a procédé à des enquêtes environnementales et des opérations ciblées.

Ces interventions comprennent notamment la destruction des gîtes larvaires, des traitements insecticides et des actions de sensibilisation auprès des habitants, indique l'ARS.

L’ARS recommande de supprimer les récipients susceptibles de retenir de l’eau, de protéger les réserves d’eau et de se protéger des piqûres de moustiques avec des vêtements couvrants, des répulsifs et des moustiquaires.

Près de 2 000 cas confirmés en Guyane

Selon le bulletin régional de Santé publique France publié le 24 septembre, 1 968 cas de chikungunya ont été biologiquement confirmés en Guyane depuis janvier 2026.

La situation reste toutefois différente selon les secteurs. Le Littoral Ouest est sorti de la phase épidémique, tandis que l’épidémie se poursuit dans les Savanes. L’Île de Cayenne reste en phase de foyers épidémiques. Le Maroni connaît une transmission sporadique, tandis que l’Intérieur, l’Intérieur Est et l’Oyapock sont placés en veille épidémiologique.

Depuis le début de l’année, 363 personnes ont été hospitalisées pour des cas probables ou confirmés de chikungunya. Quatre décès ont été enregistrés chez des patients infectés, mais selon Santé publique France, un seul est directement lié à l’infection.

La vaccination parmi les moyens de prévention

Face à la circulation du virus, les autorités sanitaires en Guyane misent également sur la vaccination des publics concernés. Le vaccin contre le chikungunya est disponible gratuitement, avec une recommandation particulière pour les personnes âgées de 65 ans et plus et celles âgées de 12 à 64 ans présentant des comorbidités. Le vaccin Vimkunya est actuellement privilégié dans cette stratégie. La vaccination ne dispense toutefois pas des mesures de protection contre les moustiques.



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