Santé

CHU de Guyane : levée du plan blanc sur le site de Cayenne

Le CHU de Cayenne retrouve un fonctionnement normal. L'alimentation en eau revenant peu à peu, le plan blanc déclenché lundi pour faire face aux coupures a été levé ce mercredi 28 octobre à 13 h 30, annonce la direction de l'établissement. Les interventions programmées, consultations et examens reprennent progressivement.

Par La rédaction PÉYI · 29/10/2026

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Une reprise progressive


Au bloc opératoire, les interventions programmées, suspendues pendant la crise, reprennent. Les consultations externes retrouvent leur programmation habituelle. L'activité d'endoscopie redémarre elle aussi progressivement : les coloscopies reprendront à partir du vendredi 30 octobre.


Dans un communiqué, la direction du CHU remercie l'ensemble des professionnels pour leur mobilisation, leur réactivité et leur engagement pendant cette période de fonctionnement dégradée. Elle salue aussi la patience et la compréhension des patients et de leurs proches, ainsi que l'appui du SDIS, des services de l'État et de l'Agence régionale de santé.


Trois jours en mode dégradé

Le plan blanc avait été déclenché lundi 26 octobre face à des coupures d'eau nombreuses et aléatoires sur le territoire de la CACL. Une première pour ce motif depuis trois ans et demi, selon le directeur du site, Christophe Bouriat. Opérations non urgentes déprogrammées, consultations réduites au strict nécessaire, sanitaires condamnés, patients invités à rentrer chez eux lorsque leur état le permettait : l'hôpital avait dû s'organiser pour « maintenir la qualité des soins des patients qu'on ne peut pas faire sortir ».

La direction envisageait alors de maintenir le dispositif jusqu'à la fin de la semaine. Le retour progressif de l'eau, annoncé mardi midi par la SGDE dans de nombreux secteurs de Cayenne, de Matoury et de Montsinéry-Tonnegrande, a permis de le lever plus tôt que prévu.

Sur fond de conflit à la SGDE

Ces coupures sont intervenues en pleine grève à la Société guyanaise des eaux. À l'appel de l'UTG, les grévistes dénoncent notamment 29 postes vacants, des conditions de travail dégradées et ce qu'ils qualifient d'« ingérence » du groupe Suez, maison mère de l'entreprise.

La direction de la SGDE évoque de son côté des « coupures malveillantes », liées selon elle à des fermetures volontaires de vannes, et a déposé plainte contre X. Le préfet a dénoncé « un acte de sabotage grave ». L'UTG « dément formellement toute implication » et accuse la direction de laisser pourrir la situation. Si l'eau revient à l'hôpital, le conflit social, pour l'instant, n'est pas réglé.

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