Faits divers

Le monde du handball sous le choc après la mort d’Anderson Marcellus

À seulement 14 ans, Anderson Marcellus a perdu la vie vendredi dernier dans une fusillade à la cité Eau Lisette, à Cayenne. Le jeune handballeur du Montabo Athlétic Club aurait été touché par une balle perdue alors qu’il se serait retrouvé au milieu d’un règlement de comptes. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances précises du drame. Son club souhaite lui rendre hommage.

Par Linley Berthier · 07/09/2026

© Montabo athlétic club
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Licencié depuis quatre saisons au Montabo Athlétic Club, Anderson Marcellus était décrit comme un joueur prometteur, mais surtout comme un jeune garçon apprécié de ses coéquipiers et de ses entraîneurs. Le président du club, Alphonse Ringuet, se souvient d’un adolescent doté d’une forte personnalité et d’un véritable esprit collectif.

« Nous avons vu son potentiel, mais surtout ce que nous avons apprécié, ce sont ses traits de caractère. C'était un joueur à forte personnalité, qui avait la motivation nécessaire pour pousser ses camarades à se surpasser. »

Au-delà du terrain, Anderson était également décrit comme un adolescent respectueux et bien intégré au sein du club.

« C'était quelqu'un de charmant, respectueux, obéissant. Nous n'avions pas eu de difficultés avec Anderson. Il était bien accepté par ses camarades et par ses entraîneurs. »

La nouvelle a frappé le club alors qu’une partie de l’équipe sénior se trouvait au Brésil, sur l’île de Marajó, dans l’État du Pará, pour une compétition de handball. Le groupe a appris la disparition du jeune joueur juste avant son premier match. Une annonce qui a profondément perturbé la délégation. Le président du club reconnaît que les joueurs n’ont pas pu aborder cette rencontre dans des conditions normales : 

« Recevoir une telle nouvelle nous a dévastés. Personnellement, je l'avais vu mercredi et quand j'ai appris ça, je n'ai pas eu de mots ni de voix. Nous n'avons pas joué pleinement. Nous étions angoissés et tristes. Une grande tristesse nous a envahis. »

L’éloignement géographique a également compliqué les contacts avec la famille. Le premier vice-président du club, Mario Alcântara, s’est chargé de se rendre auprès des parents d’Anderson.

« Une violence d’une atrocité sans nom »

Au-delà de l’hommage au jeune licencié, Alphonse Ringuet dénonce une violence qui continue de toucher la jeunesse et le territoire.

« La perte d'un jeune d'une manière aussi brutale, aussi violente, ce n'est pas quelque chose de normal. C'est une violence d'une atrocité sans nom. Nous sommes très affectés. »

Pour le président du Montabo Athlétic Club, Anderson restera avant tout dans les mémoires pour sa personnalité, son caractère et ses qualités sportives. « Ce que nous retenons tous d'Anderson, c'est sa force de caractère et sa personnalité que nous n'oublierons jamais. Adieu Anderson. »


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