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Satellites lancés depuis Kourou : comment leurs données peuvent servir la Guyane ?

Les satellites lancés depuis le Centre spatial guyanais ne servent pas uniquement à des missions lointaines. Une partie des données qu’ils produisent peut aussi répondre à des besoins très concrets en Guyane. Pendant une semaine, le CNES a réuni à l’Université de Guyane élus, chercheurs et acteurs économiques pour réfléchir à leurs usages sur le territoire.

Par Florian Royer · 26/09/2026

© CSG
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Du 21 au 25 septembre, le CNES a organisé un séminaire consacré aux applications spatiales au service de la Guyane. Gestion de l’eau, environnement, santé, agriculture ou encore aménagement du territoire : plusieurs ateliers ont permis d'identifier les besoins locaux et les réponses que peuvent apporter les données satellitaires.

Marie-Anne Clair, ancienne directrice du Centre spatial guyanais et présidente du séminaire, rappelle que les satellites permettent notamment de suivre l'évolution du territoire dans le temps.

« Ils sont chargés d’observer la Terre sous toutes les coutures. Ils sont capables de donner des informations importantes sur nos territoires, sur les océans, sur le réchauffement climatique, sur l’évolution des traits de côte, sur les îlots de chaleur dans les villes ou encore sur les inondations. »

De l’érosion aux ressources agricoles

Ces données peuvent également être croisées avec des informations recueillies sur le terrain ou par drone. Un exemple présenté durant le séminaire concerne le wasai. Des étudiants de l’Université de Guyane ont combiné différentes données pour établir une cartographie des palmiers présents sur une zone d’exploitation. Pour Marie-Anne Clair, l'enjeu est désormais que les acteurs locaux s'approprient davantage ces informations.

« Ce qu’on doit cibler maintenant, c’est que des acteurs locaux du territoire s’emparent de ces données qui viennent des satellites et les traitent pour leurs besoins propres. »

Des données au service des communes

Pour les élus locaux, les applications sont nombreuses : suivi de l’érosion du littoral, sécheresse, urbanisation, habitats informels, état des forêts ou encore planification urbaine.

Le président de l’Association des maires de Guyane, Michel-Ange Jérémie, maire de Sinnamary, appelle ainsi à mieux adapter les données satellitaires aux besoins du territoire.

« L’idée, vraiment, c’est d’utiliser le spatial au besoin de la Guyane. La Guyane a des besoins. Nous voudrions vraiment des données inclusives et exclusives pour la Guyane. »

Cette semaine d’échanges a permis de proposer sur une feuille de route destinée à développer des applications spatiales répondant directement aux besoins du territoire.

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