Sénatoriales : Roger Aron dévoile ses quatre engagements pour la Guyane
Candidat aux élections sénatoriales du 27 septembre 2026, Roger Aron précise ses priorités et ses pistes de travail. Le 7ᵉ vice-président de la CTG veut notamment agir sur les finances des collectivités, la protection des ressources, le foncier et le transport fluvial.
Par Florian Royer · 02/09/2026

Sa candidature était déjà connue, mais Roger Aron a détaillé ce mardi 1er septembre les grandes lignes de son projet pour les prochaines élections sénatoriales. Actuellement 7ᵉ vice-président de la Collectivité territoriale de Guyane, chargé notamment de l’agriculture, de la pêche, de la souveraineté alimentaire et de l’évolution institutionnelle, il souhaite mettre son expérience au service des collectivités guyanaises :
« Être sénateur, c’est représenter notre territoire, défendre ses intérêts et construire des relais entre les collectivités territoriales, les EPCI, la Guyane et l’État ».
Roger Aron entend également poursuivre le travail engagé autour de l’évolution institutionnelle de la Guyane, dossier auquel il a contribué en tant qu’élu de la CTG.
Des moyens renforcés pour les communes
Premier engagement annoncé : revoir la fiscalité et les dotations des collectivités territoriales et des EPCI. Roger Aron souhaite déposer une proposition de loi afin de mieux prendre en compte les réalités et les besoins spécifiques des communes :
L’objectif affiché est de donner aux collectivités « les moyens de leurs ambitions », notamment face aux problématiques liées aux déchets, à l’aménagement et au développement des territoires ruraux et urbains.
Protéger les ressources guyanaises et foncier
Deuxième priorité : la protection des ressources naturelles et de la biodiversité. Le candidat souhaite renforcer l’arsenal législatif contre le pillage des ressources de la Guyane. « Permettre à la Guyane d’en tirer légitimement les bénéfices, dans le respect de son patrimoine naturel », précise-t-il dans sa déclaration.
Une proposition qui vise notamment à renforcer la capacité du territoire à mieux valoriser ses ressources tout en préservant son environnement.
Le foncier constitue le troisième axe de son programme. Roger Aron veut encadrer par la loi les mécanismes de rétrocession foncière afin de faciliter la réalisation des projets portés par les collectivités. « Donner aux collectivités territoriales les moyens de construire, d’aménager et de développer leurs projets », explique-t-il.
Un enjeu particulièrement important pour un territoire confronté à des besoins importants en matière de logements, d’équipements et d’aménagement.
Une commission d’enquête sur le transport fluvial
Enfin, Roger Aron annonce vouloir demander la création d’une commission d’enquête parlementaire consacrée au transport sur les fleuves guyanais.
Il souhaite notamment que soient étudiées les règles applicables à ces cours d’eau, actuellement qualifiés légalement « d’eaux intérieures », afin de formuler des recommandations et d’encadrer davantage la navigation fluviale.
Une candidature placée sous le signe de l’expérience
Pour porter ces engagements au Sénat, Roger Aron met en avant son parcours professionnel et politique : ancien directeur du GPAR à l’aéroport Félix-Éboué, ancien chef d’entreprise, ancien maire-adjoint de Matoury, ancien vice-président de la CACL et premier vice-président du SDIS Guyane.
Il est accompagné comme suppléante par Anne-Michèle Robinson, ancienne adjointe au maire de Matoury et ancienne vice-présidente de la CACL.
« Je serai un sénateur disponible à vos côtés et je mettrai toute mon expérience, toute mon énergie et toute ma détermination au service de la Guyane et de ses élus », promet Roger Aron.
Les dépôts de candidature se feront du 7 au 11 septembre. Le scrutin des sénatoriales se tiendra le 27 septembre. En Guyane, environ 480 grands électeurs sont appelés à voter.





