À Oiapoque, Lula défend la souveraineté du Brésil après le découverte de pétrole au large l’Amapá
Le président brésilien Lula a réaffirmé lundi 17 août, lors de sa visite à Oiapoque, son soutien à l’exploration pétrolière menée par Petrobras au large de l’Amapá, à l’embouchure de l’Amazone.
Face aux pressions internationales, notamment européennes, concernant les risques environnementaux liés à l’exploitation des hydrocarbures dans cette région sensible, Lula a assuré que le Brésil entendait décider seul de l’utilisation de ses ressources naturelles.
« Cela symbolise la souveraineté nationale. Un pays qui possède un pétrole de cette qualité ne permettra à personne d’y toucher »
Lula a également rappelé qu’il avait assumé cette position malgré les réserves exprimées avant la COP sur le climat. « Nombreux étaient ceux qui souhaitaient que je ne déclare pas que Petrobras avait obtenu la licence [...]. J’ai donc pris la décision d’annoncer avant la COP que nous souhaitions mener l’exploration ici », a-t-il expliqué.
Petrobras reste prudente sur les réserves
Alors que Lula évoque un pétrole de grande qualité, la présidente de Petrobras, Magda Chambriard, se montre plus prudente sur les perspectives de production.
La compagnie confirme avoir détecté des hydrocarbures, mais précise que des analyses supplémentaires sont nécessaires pour déterminer l’importance réelle des réserves et leur rentabilité, a indiqué la dirigeante de Petrobras.
« Il y a du pétrole, il y a des découvertes, nous ne savons simplement pas encore en quelle quantité. Nous allons continuer à investir, à explorer, et l’avenir nous dira ce qu’Amapá peut nous offrir »
300 millions de dollars déjà investis
La phase actuelle reste consacrée à l’évaluation exploratoire. Petrobras doit notamment déterminer le volume de pétrole présent et vérifier si son exploitation serait économiquement viable.
Le forage doit encore progresser d’environ 1 000 mètres. Selon les informations communiquées, l’opération représente un coût moyen d’environ 1 million de dollars par jour, tandis que l’investissement atteint déjà 300 millions de dollars, soit environ 260 millions d’euros.
photo : DIARIO