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Officialisation de la création de l’Agence territoriale de la biodiversité de Guyane

L’État, la Collectivité Territoriale de Guyane et l’Office français de la biodiversité ont acté, le 20 avril 2026, la création prochaine d’une Agence territoriale de la biodiversité. Un outil stratégique pour protéger un territoire parmi les plus riches au monde sur le plan écologique.

  • Par: adminradio
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Lundi 20 avril 2026 marque une avancée pour la préservation de l’environnement en Guyane. À cette occasion, Monique Barbut, la ministre de la Transition écologique, Gabriel Serville, président de la CTG, Antoine Poussier, préfet de Guyane et Olivier Thibault, directeur de l’Office français de la biodiversité ont signé une convention fondatrice. La signature s’est déroulée en présence de Sherly Alcin, conseillère territoriale chargée du Climat et à l’éducation à l’environnement, illustrant l’implication des élus dans ce projet d’envergure.

Ce texte acte le lancement de la future Agence territoriale de la biodiversité (ATB) de Guyane, un projet annoncé dès novembre dernier par la ministre lors de son déplacement sur le territoire.

« Cette agence permettra d’agir concrètement pour mieux connaître, protéger et valoriser la biodiversité exceptionnelle de la Guyane », souligne le ministère de la Transition écologique.

Un territoire aux enjeux écologiques variés

Avec 96 % de son territoire recouvert de forêt tropicale humide et plus de 112 000 kilomètres de cours d’eau, la Guyane constitue l’un des plus vastes réservoirs de biodiversité de la planète.

Face à ces richesses naturelles, les autorités entendent structurer une réponse à la hauteur des enjeux. L’ATB ambitionne ainsi de concilier protection de l’environnement et développement durable, en tenant compte des réalités locales.

Pour le président de la Collectivité Territoriale de Guyane, cette initiative « traduit une volonté commune de renforcer la coordination de l’action publique et d’en améliorer l’efficacité ».

La future agence se distinguera par son organisation originale. Elle pourrait prendre la forme d’un établissement public de coopération environnementale et reposera sur deux piliers complémentaires :

  • une mission d’agence régionale de la biodiversité, chargée de coordonner les politiques publiques et les acteurs locaux ;
  • une mission de conservatoire botanique national, dédiée à la connaissance et à la préservation de la flore guyanaise.

« Il s’agit de doter la Guyane d’un outil structurant capable de répondre efficacement aux enjeux de préservation et de valorisation des écosystèmes », précise la CTG.

© CTG

Une gouvernance partagée et des moyens dédiés

L’accord signé repose sur un partenariat étroit entre l’État, la CTG et Office français de la biodiversité.

Une phase de préfiguration de douze mois est désormais lancée. Elle doit permettre de définir la gouvernance, les priorités d’action et l’organisation de la future agence.

Pour accompagner cette étape, un budget de 196 000 euros est mobilisé :

  • 50 % financés par l’OFB
  • 35 % par la CTG
  • 15 % par l’État

Un comité de pilotage décisionnel sera épaulé par un comité technique, afin d’assurer la représentation de l’ensemble des acteurs du territoire.

Impliquer les acteurs locaux et sensibiliser

Au-delà de la structuration institutionnelle, l’ATB vise aussi à renforcer la mobilisation locale.

« Les partenaires s’engagent à coordonner les actions de connaissance, de protection et de gestion des milieux naturels, tout en renforçant la sensibilisation et l’implication des acteurs locaux », précise la convention.

À l’issue de la phase de préfiguration, la création officielle de l’Agence territoriale de la biodiversité pourrait intervenir d’ici 2027.