À Régina, des soutiens réclament justice pour Auguste Prosper
L’affaire Auguste Prosper continue de provoquer de nombreuses réactions en Guyane. Ce retraité de Régina affirme avoir subi des violences physiques et verbales lors d’une garde à vue liée à un conflit de voisinage. Une enquête pour violences sans Incapacité Totale de Travail (ITT) par personne dépositaire de l’autorité publique a été ouverte par le parquet.
Une interpellation au cœur du bourg de Régina
Selon le témoignage d’Auguste Prosper, les faits se seraient déroulés alors qu’il faisait dans le le bourg de Régina. Le retraité explique avoir été interpellé dans le cadre d’un différend de voisinage portant sur des insultes et des dégradations de biens privés. L’ancien fonctionnaire a dénoncé plusieurs violences et menaces de gendarmes pendant sa garde à vue :
« Ce gendarme s’est penché sur moi, il a déposé son genou sur mon plexus et il m’a dit : “s’il arrive quelque chose à ma maison, à mes chiens, à tes voisins ou à leurs biens, je te tue” . Ils m’ont donné des coups de genoux, des coups de pied, des coups sur le visage. »
Le retraité a depuis déposé plainte. L’enquête a été confiée à la brigade territoriale de gendarmerie de Macouria.
Sollicitée par Guyane la 1ère, la direction de la gendarmerie évoque de son côté « le comportement délétère et irrespectueux de Monsieur Prosper, documenté au cours de la garde à vue en lien avec le parquet ».
Une version contestée par Auguste Prospère, qui affirme notamment ne pas avoir signé de procès-verbal de garde à vue.
Une mobilisation de soutien à Régina
Samedi, une dizaine de personnes se sont réunies à Régina à l’appel de l’association Tròp Violans afin d’apporter leur soutien à Auguste Prosper.
Parmi les personnalités présentes figurait Alain Tien-Liong, ancien et dernier président du Conseil général de Guyane. L’ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira a également réagi publiquement en réclamant des « clarifications indispensables » :
« Ces faits ne sont pas l’anecdote d’un jour. Nous ne voulons pas consentir sans émoi à l’idée que des libertés sont prises avec les procédures parce que les faits se déroulent dans une commune rurale »
Auguste Prosper doit être entendu ce mercredi 20 mai par les enquêteurs en qualité de victime présumée.