Trafic de cocaïne entre la Guyane et Poitiers : jusqu'à 5 ans de prison ferme
Près de cinq ans après le démantèlement d'un réseau de trafic de cocaïne entre la Guyane et la Vienne, le tribunal correctionnel de Poitiers a rendu sa décision ce 29 octobre 2026. Les trois principaux prévenus ont été condamnés à des peines allant de 18 mois à cinq ans de prison ferme. Sur leurs trois anciennes compagnes, poursuivies pour recel, deux ont été relaxées.
Par La rédaction PÉYI · 01/11/2026

Après quatre renvois, le procès s'est finalement tenu le 6 octobre 2026. Six prévenus ont comparu, dont cinq originaires de Guyane qui vivaient à Poitiers au moment des faits.
Le tribunal correctionnel de Poitiers a rendu son verdict le 29 octobre. Il a condamné les trois principaux prévenus à cinq ans, quatre ans et 18 mois de prison ferme. Des peines légèrement en deçà des réquisitions du parquet, qui avait demandé de quatre à six ans d'emprisonnement contre les trois hommes considérés comme les principaux acteurs du trafic.
Au total, quatre des six prévenus jugés ont été condamnés. Les trois anciennes compagnes étaient poursuivies non pour trafic de stupéfiants mais notamment pour recel : l'accusation leur reprochait d'avoir bénéficié de biens ou d'argent issus du trafic. L'une d'elles a été condamnée, les deux autres ont été relaxées.
11 kilos de cocaïne saisis à Roissy
L'affaire remonte à janvier 2022. Un homme arrivant de Cayenne est interpellé à l'aéroport de Roissy avec 11 kilos de cocaïne, destinés selon l'accusation à être acheminés jusqu'à Poitiers. Deux hommes, présentés comme les organisateurs présumés du trafic, sont ensuite arrêtés à proximité de l'aéroport.
D'autres interpellations suivent en région parisienne et dans la Vienne. Aux domiciles des suspects, les enquêteurs saisissent deux kilos de cocaïne, 20 000 euros en liquide, des armes de poing et des véhicules de grandes marques. Ce coup de filet est l'aboutissement d'une enquête d'un an menée par le groupe stupéfiants de la sûreté départementale de Poitiers, en lien avec la brigade des stupéfiants de Paris.





