Fusillade : 9 ans de prison pour les deux tireurs lors d’une soirée Soyana
Le tribunal correctionnel de Cayenne a condamné jeudi 29 octobre deux hommes à 9 ans de prison chacun, pour les coups de feu tirés le 6 septembre dernier lors d’une soirée organisée par l’association Soyana à la salle Diamant. Quatre personnes avaient été blessées par balles. Une décision qui constitue, selon le parquet, une réponse pénale « particulièrement ferme ».
Par La rédaction PÉYI · 03/11/2026

Les faits remontent au dimanche 6 septembre 2026, vers 4 h 35. Une violente altercation éclate alors entre plusieurs individus sur la terrasse de la salle Diamant. Au cours de la rixe, deux armes à feu sont exhibées et plusieurs coups de feu tirés au milieu de la foule. Quatre personnes sont blessées par balles. Leur pronostic vital n'est pas engagé.
Retrouvés dans un Airbnb à Matoury
Les deux tireurs présumés ont rapidement été identifiés grâce aux vidéos filmées par des témoins. Ils avaient pris la fuite et faisaient l'objet de recherches actives.
L'enquête a été confiée au groupe vols et violences du service territorial de police judiciaire. Ses investigations ont permis de localiser les deux hommes dans un logement de type Airbnb, à Matoury. Avec le concours du RAID, les enquêteurs les ont interpellés le jeudi 10 septembre au soir. Placés en garde à vue, ils ont ensuite été déférés devant le parquet de Cayenne, puis placés en détention provisoire.
Neuf ans de prison chacun
Le 29 octobre, le tribunal correctionnel de Cayenne a déclaré les deux prévenus coupables de vol aggravé et de violences avec arme. « Au regard de la gravité des faits et de leur particulière dangerosité », il a prononcé contre chacun d'eux une peine de neuf ans d'emprisonnement.
Les deux condamnés ont aussi interdiction d'entrer en contact avec les victimes pendant trois ans, et de détenir ou de porter une arme pendant cinq ans.
Pour le parquet, le tribunal apporte ainsi « une réponse pénale particulièrement ferme à des faits d'une extrême gravité », commis « au cœur d'un établissement de nuit » et ayant « exposé de nombreuses personnes à un risque majeur », indique Aline Clérot, la procureure de Cayenne.




