Grève nationale de la Police : « On attend impatiemment le nouvel hôtel de police de Cayenne »
La marche débutera à 9h au Secrétariat général pour l’administration de la police (SGAP), avenue Gustave Charlery. Le cortège passera devant le nouvel hôtel de police puis par le commissariat historique de l’avenue du Général de Gaulle avant de rejoindre la place des Palmistes à Cayenne.
Cette action s’inscrit dans un mouvement national, suivi également dans d’autres territoires dans l’Hexagone et en Outre-mer, pour alerter sur les difficultés persistantes rencontrées par les forces de l’ordre.

Des moyens humains et matériels jugés insuffisants
Le syndicat Alliance de la Police Nationale Guyane pointe un sous-effectif chronique et un manque criant de moyens matériel. Selon Dominique Catherine, le manque d'effectif touche l’ensemble du département, bien au-delà de Cayenne. « Des policiers sont débordés sur tout le territoire », indique le représentant syndical :
« S’il est vrai qu’on a reçu au mois de septembre dernier un renfort important, on n’est toujours pas au niveau qu’il nous faudrait. On reste en sous-effectif, avec un parc automobile vieillissant et du matériel informatique obsolète. Les logiciels tombent souvent en panne et compliquent le travail des collègues, notamment en investigation. »
Pourtant, la Police Nationale à Cayenne, Saint-Laurent du Maroni et Saint-Georges de l'Oyapock a été dotée de 22 nouveaux en début d'année 2026

Des locaux vétustes et des promesses encore non réalisées
Au cœur des revendications figure aussi la question des infrastructures, notamment l’actuel hôtel de police de Cayenne, jugé inadapté, selon Dominique Catherine :
« Entre ce qui avait été promis, ce qui a été acté et ce qu’on a aujourd’hui, le compte n’y est pas. Les locaux sont vétustes, il faut les voir pour y croire. C’est pourquoi on attend impatiemment le nouvel hôtel de police, pour avoir enfin de meilleures conditions de travail aux collègues »

La livraison du nouveau commissariat de Cayenne est annoncée pour le courant de l’année 2026. En attendant, les policiers entendent maintenir la pression pour que les engagements pris dans le cadre de la Loi d'orientation et de programmation du ministère de l'intérieur se traduisent concrètement sur le terrain.