Loi Taubira : Christiane Taubira lance un avis de recherche
« Ceci est un avis de recherche… amical. » 25 ans après l'adoption de la loi reconnaissant la traite et l'esclavage comme crimes contre l'humanité, Christiane Taubira lance un appel inédit. L'ancienne garde des Sceaux cherche à retrouver les jeunes Guyanais qui l'avaient accompagnée à l'Assemblée nationale en février 1999, lors du premier débat sur la loi qui porte son nom. Elle en a déjà retrouvé quatre sur neuf, et souhaite recueillir leurs souvenirs.
Par La rédaction PÉYI · 05/11/2026

L'année 2026 marque les 25 ans de la loi Taubira, qui reconnaît la traite et l'esclavage comme crimes contre l'humanité. Le texte a été adopté à l'unanimité par l'Assemblée nationale et le Sénat le 10 mai 2001, puis promulgué par le président de la République le 21 mai 2001.
Son adoption a nécessité un peu plus de deux ans de débats parlementaires, avec deux lectures à l'Assemblée nationale et deux au Sénat. Le premier débat public dans l'hémicycle du Palais-Bourbon s'est tenu le 19 février 1999. Christiane Taubira était alors députée de Guyane.
Neuf jeunes Guyanais dans les tribunes
Pour ce premier débat, la députée avait réuni 9 jeunes Guyanaises et Guyanais pour former une « Chaîne de fraternité ». Elle les avait invités à Paris pour assister aux débats depuis les tribunes de l'hémicycle.
Le choix de ces jeunes n'avait rien du hasard. Christiane Taubira avait tenu à rassembler des jeunes femmes et des jeunes hommes porteurs des différentes cultures de Guyane, représentant « notre riche et forte identité commune », écrit-elle.
Ce 19 février 1999, depuis la tribune, la députée a salué leur présence. Les députés se sont alors tournés vers les gradins pour les applaudir chaleureusement. Une scène dont gardent trace le compte rendu officiel de l'Assemblée nationale et les archives de l'INA.
Cinq membres encore recherchés
25 ans plus tard, Christiane Taubira a déjà retrouvé cette année quatre membres de la “Chaîne de fraternité". Elle lance aujourd'hui un appel aux 5 autres, pour qu'ils se manifestent « dès que possible » afin de recueillir leurs souvenirs de cette journée.
Les personnes concernées, ou celles qui les connaissent, peuvent répondre par message écrit ou vocal au 0694 28 08 05.




